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Épuisement : comment rallumer le moteur ?

Les dernières statistiques en santé mentale en Suisse sont préoccupantes. Le nombre de personnes confrontées à la dépression, ou encore à de l’épuisement professionnel ne cesse d’augmenter. Trois questions peuvent se poser ?

  • Qu’est-ce l’épuisement (tout le monde en parle, mais sans forcément le définir précisément) ?

  • Comment le repérer chez soi et les autres ?

  • Que faire avant, pendant et après ?


Qu’est-ce que l’épuisement ?

L’épuisement est un état de fatigue mentale, émotionnelle et physique intense et qui s’installe de façon permanente. La récupération n’est plus de la même qu’auparavant.

Nous devenons en quelque sorte amorphe, incapable de faire face au quotidien et d’initier de nouvelles activités. « Tout devient trop ». C’est état peut générer de l’anxiété, du stress voire de la dépression. On observe une perte de l’énergie vitale et de la motivation.

L’origine de cet état peut être multiple : un problème métabolique, les suites d’une longue maladie, des conditions de travail difficiles et exigeantes ou encore une vie familiale trépidante. Il est donc important de comprendre l’origine et les conditions qui ont mené à cet épuisement, car les moyens et stratégie pour récupérer son énergie varient en fonction de sa cause.


Comment repérer un état d’épuisement chez soi ou dans son entourage ?


On peut être confronté à plusieurs de ces problèmes (et les observer chez les autres) :

  • Une difficulté à se lever le matin, des problèmes de sommeils

  • Une sensation de « trop plein », de ne plus pouvoir faire face au monde.

  • Des problèmes de concentration, de mémoire et d’organisation qui diminuent nos capacités de travail et de gestion du quotidien

  • Une indifférence affective (on ne réagit plus émotionnellement comme avant)

  • Une irritabilité (on réagit parfois avec colère pour de petits détails)

  • Une hypersensibilité accrue lors des conflits. On prend personnellement des critiques et remarques de son entourage

  • Un retrait social avec une incapacité à répondre aux sollicitations de l’environnement


Que faire avant l’instauration d’un état permanent d’épuisement chez soi ou chez autrui ?


  • Se poser la question si un ou plusieurs signes mentionnés ci-dessus est présent chez soi, ou chez quelqu’un de votre entourage.

  • S’interroger sur son activité : a-t ’on trop de choses à gérer en même temps, dispose t-on de l’espace et du temps nécessaire pour tout faire ? Notre entourage (professionnel, familial) est-il assez soutenant ?

  • Qu'en est-il de l'hygiène de vie (sommeil, temps de récupération, alimentation,...)


Que faire pendant l’épuisement ?


  • Consulter un.e professionnel.le de la santé. Il est parfois important de faire un bilan de santé pour vérifier l’absence d’une maladie physique ou d’une carence (par exemple en fer ou en vitamine D).

  • A l’exclusion de tout problème de santé physique, consulter un.e professionnel.le de la santé mentale et psychique (psychologue, psychiatre, psychologue-psychothérapeute,….). Ce conseil est également valable si l’on a vécu une longue maladie (Covid long, cancer,…).

  • Pratiquer de la cohérence cardiaque (biofeedback), voir du neurofeedback

  • Dormir suffisamment (entre 7 et 9 heures)

  • Pratiquer une activité physique régulière (la marche est tout particulièrement bénéfique)

  • Avoir une alimentation la plus saine possible

  • Pratiquer des activités relaxantes (méditation, écoute de la musique,…)

  • Réfléchir à l’organisation des tâches à accomplir (prioriser les choses à faire dans la journée)

Pour l’entourage, aussi professionnel ?

  • Réfléchir à l’organisation et la répartition du travail

  • Tenir compte des besoins de récupération des personnes, surtout après un effort ou un stress intense

  • Mettre en place un environnement le plus stable et sécure possible même lorsque les horaires irréguliers ou que la situation est « à forte contrainte »

  • Avoir une communication la plus claire et saine possible

  • Pour les employeurs, préparer le retour à l’emploi, réfléchir au condition de travail proposées (horaires, temps de pause, soutien logistique adapté)


Que faire après un épisode d’épuisement ?


Surmonter un épuisement est un signe de force intérieure et de résil


ience. Il est important d’apprendre quelque chose de cet épisode de la vie afin d’éviter les possibles rechutes et d’en faire quelque chose de positif.


Comprendre ce qui a conduit à s’épuiser, permettra d’agir sur les causes à l’origine de cet épisode. Est-ce que l’environnement dans lequel on évolue propose des conditions suffisamment saines pour permettre une bonne récupération ? Pour se maintenir en bonne santé mentale, il est indispensable d’instaurer durablement de bonnes habitudes. Tel est le véritable enjeu pour la personne concernée et son entourage.



Un épuisement n’est jamais dû à la « faiblesse » individuelle. Il est la conséquence d’un environnement qui ne fournit pas les conditions suffisantes à une récupération de qualité.

Trop fréquemment les personnes concernées se voient obligées de quitter un environnement devenu « toxique » pour elles. En effet, l’entourage peine souvent à reconnaitre sa responsabilité dans leur état d’épuisement. Il attribue alors, à tort, cet état aux seules vulnérabilités individuelles. Cette faible remise en cause empêche alors tout changement et, à terme, peut conduire à un retour à l’épuisement des individus.


Est-ce que le biofeedback et le neurofeedback peuvent aider ?



Un.e spécialiste en biofeedback et neurofeedback peut accompagner les personnes avant, pendant et après un état d’épuisement. Il peut permettre d’analyser les conditions qui ont favorisé l’émergence de cet épuisement. Il ou elle a à disposition des outils d’évaluation du degré d’épuisement, des capacités de gestion de stress, ou de la manière dont le cerveau utilise ses ressources (attention, mémoire). Il ou elle peut aussi permettre de comprendre comment se passe la récupération individuelle.


Il ou elle dispose également d’instruments et de techniques spécifiq


ues qui facilitent la récupération et peut alors proposer des techniques qui favorisent des changements durables pour éviter le retour de l’épuisement.



Cette approche plus « corporelle » permet de mesurer les données physiologiques de notre corps en temps réel. Des entrainements ciblés peuvent être proposés et apprennent à améliorer la régulation de l’activité corporelle, y compris lorsque l’on est parti




culièrement stressé ou fatigué.


Ces entrainements ciblés permettent fréquemment de récupérer, d’améliorer son fon


ctionnement (respiration, mémoire, concentration). La reconnexion à soi est facilitée. Le biofeedback et le neurofeedback deviennent alors des outils précieux pour retrouver son énergie et rallumer le moteur.


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